Extrait


« Je suis partie sur un coup de tête, sans prévenir Mehdi. Je ne l’appelais pas si souvent qu’il pût s’inquiéter de quelques jours d’absence. La longue traversée de nuit sous une voûte céleste constellée d’étoiles m’a donné le temps de faire le point. Lorsqu’à l’aube, le bateau entra dans la baie d’Alger, je me ruai vers l’avant en proie à une vive excitation. Mehdi n’avait rien exagéré en me décrivant les beautés de la ville blanche. Tout était en place, le voile de chaleur ondulant dans l’atmosphère limpide, les senteurs iodées de la brise marine et des algues, les façades haussman-niennes des immeubles s’étageant dans l’écrin des collines, le conglomérat ocre de la Casbah et son lacis de ruelles obscures, les touches sombres des îlots de verdure mouchetant le décor comme une abstraction, les arcades de l’amirauté témoins hiératiques de l’agitation portuaire, la rumeur grandissante d’une ville laborieuse déjà saturée d’impérieux coups de klaxon.

Figure de proue cramponnée au bastingage, le lyrisme de Camus chantant les splendeurs de cette terre me revenait à l’esprit. Je compris alors que j’en étais. »

BON DE COMMANDEVoyez_passer1_files/BON%20DE%20COMMANDE.pdf
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Voyez passer les orphelines

Roman de Pierre-Marie Prat

Ania, la quarantaine, professeur d’histoire dans le sud de la France, souffre d’un mal de vivre depuis l’adolescence. Tout bascule lorsqu’elle croise par hasard la route de celui qu’elle recherche depuis des années et qu’elle tient pour responsable de ses maux.

À la poursuite d’un passé qui se dérobe, l’héroïne nous entraîne dans une longue quête obsessionnelle, avec, comme toile de fond, la guerre d’Algérie et les exactions commises par les belligérants. 

À partir d’une histoire documentée qui éveille toujours les passions, l’auteur nous confronte à la parole des bourreaux et victimes et au thème universel de la banalité du mal.

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